BRUICHLADDICH OCTOMORE 6.1

BRUICHLADDICH OCTOMORE 6.1

MOULES FUMEES AU BARBECUE ET AUX EPICES, POMMES DE TERRE BRAISEES A LA BREUZE

Octomore 6.1

Moules.1

Dulse

Cet article est dédié à une personnalité du monde du whisky, célèbre en Provence pour son savoir, pour sa passion des whiskies tourbés mais aussi pour ses grandes qualités de dégustateur et qui est Monsieur Eric Breuze. Cette rencontre a été la source principale à l’écriture de cet article sur ce whisky unique au monde que nous avons partagé ensemble.

L’Octomore version 6.1 avec ses 167 ppm produit par la distillerie Bruichladdich sur l’île d’Islay fera un accord exceptionnel sur des moules fumées au barbecue accompagnées d’une salade tiède de pommes de terre de Noirmoutier fumées, dulse fraîche, roquefort et amandes.

Voici la recette à suivre pour sublimer ce mariage :

Tout d’abord commencez par préparer une belle braise à votre barbecue. Elle doit être ferme, épaisse et aérée à la fois, composée principalement de charbon (50%), de bois de chêne (40%) et de sapin (10%). Ensuite sur toute la surface de la braise, vous parsèmerez de manière égale, des petits bouts de bâton de réglisse, quelques clous de girofle (sans excès), de cumin et d’anis vert en grains. Maintenant nous voilà prêt à installer la grille garnie de moules fraîches au-dessus de la braise. Les moules doivent être proprement rangées en carré (éviter le phénomène d’entassement) puis par-dessus vous les couvrirez d’une feuille de papier aluminium tout au long de la cuisson, comprise entre 5 et 10 minutes. Vos moules vont s’ouvrir et cuire délicatement à l’étouffée (c’est-à-dire à la fumée de la braise déjà riche en saveurs). A table, pour accompagner la dégustation de ces moules savoureuses, vous servirez en garniture une salade tiède de pommes de terre de Noirmoutier, (cuites en amont dans la même braise que les moules) mélangées à de la dulse fraîche (algue marine) joliment émincée et de roquefort, le tout parsemé légèrement de poudre d’amandes. La vinaigrette qui donnera l’effervescence à cette salade sera à base d’huile de colza, huile de noisette et vinaigre de balsamique.

Le premiez nez est captivant plein de douceur, d’une forte complexité aromatique accès sur des arômes de tourbe fumée et à la fois de bruyère nous transportant à la saison pluvieuse d’automne. Après agitation, l’orge frais fumée s’impose avec élégance, développant aussi des arômes intenses de tabac froid, de chêne, de citron, de menthe avec une pointe vanillée discrète et courte sur la fin. Ce nez est exceptionnel, plein de fraîcheur qui nous rappelle les embruns marins de l’île d’Islay. En bouche l’attaque est voluptueuse, elle se présente sous forme de velours, l’arôme d’orge maltée fumée laisse rapidement place à l’expression du chêne, puis de la vanille, du pain fraîchement toasté, de la noix et s’évanouissant sur des notes marquées par le gingembre et le citron vert. La finale nous fait penser à un beau cigare cubain que l’on vient à peine de finir de fumer.

Au premier contact il nous vient les frissons tellement que la fusion des matières et des molécules aromatiques est immédiate. La puissance alcoolique fait face au goût puissant et marqué des moules, l’intensité aromatique est bien équilibrée entre le whisky et le mets ; en faite ce goût fortement tourbé, fumé du whisky est complètement neutralisé et digéré par les saveurs iodées, épicées et fumées des composants du plat.

Octomore tire son nom d’une petite ferme jonchée sur la colline qui surplombe le village de Port Charlotte sur l’île d’Islay, non loin de la distillerie Bruichladdich. En 2002, le maître distillateur de Bruichladdich, Jim McEwan, souhaite créer le whisky le plus tourbé du monde avec Octomore, pour compléter la gamme composée de whiskies non tourbés Bruichalddich et des whiskies très tourbés de Port-Charlotte. Avec ses 167 ppm, Octomore 6.1 a eu un effet sans égal sur un monde rongé par  les conventions, bousculant  la  certitude  selon  laquelle  la  qualité  d’un  scotch  est  simplement fonction de son âge. Octomore se positionne depuis  2008 comme le Single Malt le plus tourbé au monde. Agé de 5 ans, ce Single Malt d’Islay emploie de l’orge maltée provenant d’Ecosse et vieilli dans des fûts de chêne américains. Il est ensuite embouteillé comme un Single Cask à 57%, une puissance parfaitement maîtrisée comme toujours dans la gamme Octomore. Ses alambics en forme d’oignon ont une base très plate et un corps élancé. Lors de la distillation, les vapeurs d’alcool montent très lentement, conférant au whisky élégance et finesse. Au fil des éditions, Octomore déploie toujours plus de profondeur d’arômes sous les notes tourbées. Les versions Octomore sont répertoriées par deux chiffres séparés d’un point, dont le premier indique le batch, 6 à ce jour. Le 1 en second chiffre est une référence à la maturation du whisky mettant en avant un vieillissement en 100% fûts de bourbon. Le 2 est un assemblage de plusieurs types de fûts. Le chiffre 3 apparu en 2014 sur l’édition Octomore 6.3 signale l’utilisation d’une orge 100% écossaise d’Islay.

Bruichladdich Distillery

 

 

 

 

 

Une réflexion au sujet de « BRUICHLADDICH OCTOMORE 6.1 »

  1. Bravo pour cet article david..
    J’en ai l’eau a la bouche!
    Puisque tu parles de cigares , je pense que chez Bolivar tu pourrais trouver un bel accompagnement avec son coté terreux caractéristique.. ou meme un simple Short de Partagas avec son poivre musclé..!
    Dans tous les cas un havane jeune afin de jouer jeu égal avec le whisky et le barbecue..
    Faudrait tenter cela avec éric à l’occasion..
    Ravi de voir que vous ne vous ennuyez pas en tout cas..
    A très vite..

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