Le whisky et la femme

L’image du whisky consacrée seulement à l’homme et belle et bien terminée. Depuis quelques années ce monde évolue en faveur de la femme et elles sont de plus en plus présentes dans le monde du whisky, apportant de nouvelles façons de faire que les hommes n’auraient jamais osés tenter. Aujourd’hui 25% du marché mondial du whisky est bu par des femmes, comme le rapporte le géant de la boisson Diageo. Elles consomment le whisky nature, en cocktail, avec du soda, du ginger ale, du ginger wine ou comme au Japon en « high ball » (sur glace allongé d’eau). Elles savent aussi utiliser le whisky en cuisine dans de nombreuses recettes et boire le même whisky sur le mets qu’elles auront élaboré. La tendance du « whisky au féminin » a vu le jour de l’autre coté de l’Atlantique lorsque de nombreuses socialites (le terme socialite désigne, dans le monde anglophone, et spécialement aux États-Unis, une personne ayant une vie publique largement connue et médiatisée, et participant régulièrement à des actions caritatives), ces femmes qui font et défont les tendances, ont été vues en train de siroter des jeunes Single Malts dans des restaurants branchés de New York, une tendance qui s’est confirmée chez nous et où le whisky a fait de plus en plus d’adeptes féminines. Un excellent exemple de ce phénomène est sûrement la 8ème édition du Whisky Live organisée par la Maison du Whisky dans le superbe hôtel Salomon de Rothschild à Paris sur le thème, « la dualité homme/femme ». Les conclusions de cette manifestation sont qu’il n’y a, en effet aucune dualité entre les hommes et les femmes en ce qui concerne le whisky. Nous savons tous que les femmes ont un palais plus sensible et donc plus développé que les hommes qui s’explique par la qualité de leurs récepteurs sensoriels cent fois plus développés que chez les hommes, et elles sont plus prédisposées à l’encodage et à la mémorisation des odeurs. Ces performances s’expliqueraient entre autre par un niveau plus élevé en hormones gonadales (hormones sexuelles: la testostérone et les oestrogènes) mais aussi par des aptitudes verbales supérieures, voire une familiarité plus grande acquise dans la pratique des tâches domestiques, notamment culinaires. Autre différence, le sens olfactif diminue graduellement avec l’âge, la période charnière se situant normalement entre 30 et 40 ans, la perte s’accélérant après 70 ans. Eh bien, chez les femmes, la sensibilité augmente jusqu’à la cinquantaine pour diminuer petit à petit avec une accélération vers 80 ans. Moralité, une femme est parfaitement apte à tester et à apprécier des whiskies particulièrement puissants, fumés et subtils. Il y a toutefois une différence dans la façon de vendre le whisky, ce sont les stratégies de communication qui sont ainsi très distinctes entre les hommes et les femmes.

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Leurs visions nouvelles et futuristes de l’eau-de-vie sont donc à l’origine de la montée en gamme des whiskies ainsi que de la création de séries limitées et de packaging de plus en plus luxueux (étiquettes, lignes de bouteilles, coffrets signés de designers etc…). Les codes de cet alcool se rapprochent clairement de ceux des parfumeries. Aujourd’hui les femmes voient le whisky, et surtout le Single Malt whisky, comme une boisson « haut de gamme » et donc une boisson « chic » pour se profiler. Par exemple, Lady Gaga a ouvertement déclaré que le whisky l’inspire pour écrire les textes de ses chansons. L’industrie du whisky répond donc à une tendance mondiale en donnant aux emballages des whiskies un design qui attire davantage d’acheteurs féminins. Les distilleries vont jusqu’à nommer des directeurs de marketing, voire des maîtres distillateurs « féminins » pour pouvoir répondre à cette demande et afin que le produit ne se démode pas.

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Le livre « Whiskey Women” de Fred Minnick rend hommage à toutes ces femmes qui ont joué un rôle crucial dans l’histoire d’un grand nombre de distilleries.

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Lors de mes voyages et de mes dégustations dans le monde, je constate effectivement que de plus en plus de femmes provenant de différents horizons, s’intéressent au whisky et aiment boire le « bon whisky ». Elles ont souvent soif de connaissance pour mieux approcher et apprécier cette eau-de-vie unique au monde. Certaines d’entre elles, retrouvent dans le whisky les odeurs de leur parfum, se rappellent d’un souvenir, de leur jeunesse ou même leur évoquent un style de vie. Pour d’autres qui n’aiment pas boire le whisky nature, le redécouvrent sous une nouvelle facette qui est de le savourer sur un mets au cours d’un repas. Le whisky est un produit qui est d’une grande subtilité et où de nombreuses femmes s’identifient. L’avenir du Single Malt s’avère brillant, grâce aux femmes partout dans le monde.

A portrait of The Women who Love Whiskey club as they meet for a drink at re:public in the South Lake Union neighborhood in Seattle Monday March 16, 2015. The group was formed in late 2014 by Bridget Maloney, top row far left, a bartender at Witness and Tavern Law, and Jamie Buckman, bottom row, second from right, assistant bar manager at Bastille and Stoneburner. "It's not a competition," said Maloney, who described the group as focused, driven and creative women who work in the service industry. They created the group to strengthen camaraderie between each other. "There is definitely a lot of support," Maloney said. For more information about joining, check out their Facebook group at facebook.com/groups/whiskeywomenseattle/

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